Claude Jade, de son vrai nom Claude Marcelle Jorré,
est née à Dijon, le 8 octobre 1948. Ses parents sont Marcel Jorré et Marcelle
Schneider.
Claude Jade a un fils, Pierre, né en août 1976.
Élève du Conservatoire d'art dramatique à Dijon, elle obtient en 1966 le « Prix
de Comédie » grâce à son interpretation d'Agnès dans L'école des femmes.
Elle part à Paris et devient une élève de Jean-Laurent Cochet.
Elle fait ses premiers pas à la télévision entre autres dans le feuilleton Les
oiseaux rares.
Au Théâtre Moderne elle interprète chez Sacha Pitoeff le rôle de Frida dans
Henri IV de Pirandello.
Le tournant de sa carrière se produit à
partir de sa rencontre avec François Truffaut. Il
lui propose le rôle de Christine Darbon dans Baisers volés. Le film rend Claude
Jade (en partenaire d'Antoine Doinel alias Jean-Pierre Léaud)
célèbre.
Claude Jade tourne avec Alfred
Hitchcock pour L'étau, avec Édouard Molinaro pour Mon oncle Benjamin et
retrouve François Truffaut et Jean-Pierre Léaud dans Domicile conjugal et dans
L'Amour en fuite.
Claude Jade tourne beaucoup pour la télévision et
obtient une grande popularité avec le feuilleton L'île aux trente cercueils
(1979). Claude Jade tourne aussi en Belgique, Italie, Japon, Allemagne et en
URSS. En 1998 elle est nommée Chevalier de la légion d'honneur.
De 1998 à 2000 elle est l'héroine du feuilleton Cap
des Pins. En 2000 elle obtient le « New Wave Award » à West Palm Beach pour
son rôle Trend setting dans le cinéma mondial.
Dans son autobiographie intitulée Baisers envolés
publiée en mars 2004, elle raconte ses rencontres avec Truffaut, Hitchcock,
Molinaro, Brel ou Mocky. "Ce n'est finalement pas mal pour une jeune provinciale
qui ne rêvait que de théâtre !", écrit-elle.
Elle meurt à Paris, le 1er décembre 2006,
à l'âge de 58 ans, des suites d'un cancer.
1991 : Un château au Portugal de Julien Vartet (Paris)
1992 : Dissident il va sans dire de Michel Vinaver (Dijon)
2001 : Lorenzaccio de George Sand et Alfred de Musset (Paris)
2006 : Célimène et le Cardinal de Jacques Rampal (Paris)
Jean-Pierre Léaud
Jean-Pierre Léaud est né le 5 mai 1944 à Paris.
Il est le fils de la comédienne Jacqueline Pierreux et de Pierre Léaud, scénariste.
Dès 1959, sa renommée est faite grâce à François Truffaut
qui cherche alors, un jeune garçon pour personnifier Antoine Doinel, héros turbulent
dans Les 400 coups, son premier long métrage autobiographique. C'est ainsi qu'il
est convoqué pour un test filmé avec cent autres candidats. Il s'y révèle stupéfiant
de spontanéité et de liberté dans l'improvisation. Sa bouleversante création
remplit d'enthousiasme le jury du festival de Cannes en 1959 et son président
d'honneur, Jean Cocteau, l'engage aussitôt pour son film "Le testament d'orphée".
Jean-Pierre Léaud devient l'acteur fétiche de la
Nouvelle Vague et aussi de François Truffaut pour
qui il joue encore Antoine Doinel aux côtes de Claude Jade
dans les films Baisers volés (1968), Domicile conjugal (1970) et L'Amour en
fuite (1979).
Par Truffaut encore, Jean-Pierre s'initie également aux secrets du cinématographe
et fait la connaissance des autres ténors de la Nouvelle Vague tel que Jean-Luc
Godard pour qui il tournera plusieurs films de suite (Masculin, féminin)
Sa carrière trouve son aboutissement avec le film
de Jean Eustache intitulé "La maman et la putain", en 1972.
En 1985, Il tourne en particulier dans "Détective" en arrière-plan du couple
vedette Johnny Hallyday et Nathalie Baye, dans un second rôle marquant de privé
fouineur. À la même période, il se concentre, dans des compositions assez agitées,
sur un cinéma d'auteur exigeant et confidentiel et fait également beaucoup de
fictions télévisées.
Si Léaud s'identifie au metteur en scène lorsqu'il
joue , on ne peut pas dire pour autant qu'il est différent d'un film à l'autre
. Il y a l'empreinte Léaud dans chacun des films qu'il a traversé , qu'il soit
explosif chez Skolimosky , ou bien mélancolique dans un Truffaut , ou encore
tourmenté chez Eustache , il ne s'agit que de directions conjoncturelles au
service du scénario.
Son romantisme spontané et sa sensibilité écorchée vive sont le fil rouge de
sa carrière qui transparaît dans chacun de ses films .
Malgré quelques seconds rôles intéressants, sa carrière
ne reprend réellement un second souffle qu'à partir de 1990. Le Finlandais Aki
Kaurismäki, spécialiste de l'humour distancié et de l'expression minimale, en
est le premier responsable, en lui offrant un très beau rôle dans "J'ai engagé
un tueur"; celui d'un homme désespéré qui voit échouer plusieurs tentatives
de suicide et paye un spécialiste afin qu'il le supprime, avant de changer d'avis
en rencontrant l'amour.
Sa distance et sa "non-incarnation" y font merveille, et Jean-Pierre Léaud retrouve
après une certaine éclipse de vrais grands rôles, notament chez Philippe Garrel,
ou grâce à de jeunes cinéastes. Olivier Assayas fait de lui en 1991 un père
désorienté dont la compagne part avec son fils, dans "Paris s'éveille", puis
en 1996 René Vidal, dans Irma Vep.
Jean-Pierre Léaud a été fait officier dans l'Ordre
des Arts et Lettres le 4 octobre 2004 à Paris, à l'occasion d'une cérémonie
organisée par le ministère de la Culture pour le vingtième anniversaire de la
disparition de François Truffaut.
A l'invitation du ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres, des interprètes
des 21 films réalisés par François Truffaut avaient été réunis au centre Georges-Pompidou,
notamment Jeanne Moreau, Brigitte Fossey, Jean-François Stévenin, Dani, Claude
Jade, Alexandra Stewart et Bernard Menez.
S'adressant à Jean-Pierre Léaud, "acteur et double intime de Truffaut", le ministre
de la Culture a salué "une personnalité unique de notre cinéma" et "un destin
lumineux".