Kyôto

Nijo-jo, le Palais du shogun

Ryoan-ji

Kinkaku-ji, le Pavillon d'Or

Ginkaku-ji, le Pavillon d'Argent

Nanzen-ji

Tô-ji

Sanjusan-gendo

Les fêtes de Gion

La cérémonie du thé

Le musée d'art moderne

Fushimi-Inari

Kyoto ( litteralement, ville capitale) fut de 794 à 1868 la capitale du Japon. Elle possède une population de 1.5 millions d'habitants et se trouve dans la zone horaire UTC +9 heures.
Kyoto est jumelée avec Boston, Paris, Cologne, Florence, Kiev, Xian, Guadalajara et Zagreb.
La région de Kyoto fut peuplée vers le 7ème siècle par le clan Hata venu de Corée. Au cours du 8ème siècle, le clergé bouddhiste devenant influant au sein du gouvernement impérial, l'Empereur prit la décision de déplacer la capitale vers une région éloignée de cette influence. La nouvelle ville, Heiankyo (lit. « la capitale Heian ») devint le siège de la cour impériale en 794. Plus tard, la ville fut renommée Kyoto.

Kyoto resta la capitale du Japon jusqu'au transfert du gouvernement à Edo en 1868, lors de la Restauration Impériale. Après que Edo fut renommée Tokyo (signifiant « la capitale de l'est »), Kyoto fut connu peu de temps sous le nom de Saikyo (« la capitale de l'ouest »).

Kyoto a bien failli être détruite en 1945 par une bombe atomique. (Voir Hiroshima). Kyoto, bien que présentant un site idéal, à cause de ses collines proches qui auraient amplifié l'impact, fut rejetée par quelques conseillers qui connaissent la richesse culturelle de la ville et pensent que cette destruction serait un obstacle grave à une réconciliation ultérieure avec le Japon.

Il faut noter que les Monuments historiques de l'ancienne Kyoto (villes de Kyoto, Uji et Otsu) ont été inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco en 1994.
En 1997, Kyoto accueillit la conférence qui donna naissance au Protocole de Kyoto.

Située au centre de la portion ouest de l'île de Honshu, la ville est entourée par des montagnes, qui rendent les nuits d'été particulièrement étouffantes. La ville a été dessinée selon un motif de grille en accord avec la tradition de géomancie chinoise. Aujourd'hui, les principaux quartiers d'affaires sont situés au sud et au centre de la ville, tandis qu'au nord, une aire à l'atmosphère verdoyante est la moins peuplée.

Avec ses 2000 temples, ses palais, ses jardins, son architecture, Kyoto est considérée comme le centre culturel du Japon. La population de Kyoto parle un dialecte appelé le Kyotoben, une version légèrement archaique du Osakaben (le dialecte d'Osaka). On peut surtout le remarquer dans le mot typiquement Kyotoben pour « merci beaucoup » - « maido ookii-ni ».

Gion (祇園 ou 祇をん) est le quartier de Kyôto connu pour ses geikos (geishas). Ce nom désignait à l'origine le sanctuaire Yasaka, d'où part chaque année la procession du fameux Gion Matsuri, l'un des plus grands matsuri du pays. Gion se divise en deux hanamachi (quartiers de geiko ) : Gion Higashi (祇園東) et Gion Kôbu (祇園甲部). Malgré le déclin du nombre de geishas depuis une centaine d'années, ces quartiers restent célèbres pour ce qui est de la préservation des traditions. Aujourd'hui, une partie de ce district est classé patrimoine historique du Japon. Une des plus célèbres geiko de Gion Kôbu de l'époque contemporaine est Mineko Iwasaki

L'industrie de Kyoto est principalement composée de petites installations, la plupart desquelles est gérée par des artisans traditionnels japonais. La ville demeure le premier centre de fabrication de kimonos japonais.
La seule grande industrie de Kyoto est celle de l'électronique. La ville accueille en effet les sièges de Nintendo, Omron Corporation, Kyocera (Kyoto Ceramics), Murata Manufacturing, le géant du textile Wacoal Corporation ainsi que le constructeur de voitures Daihatsu.


Nijô-jo ( Palais du Shogun )

Ce palais est à la fois une forteresse (portes monumentales, douves) et une demeure richement décorée: résidence des Shoguns Tokugawa ( Chefs militaires de 1600 à l'ère Meiji ) à Kyoto, elle reprend des éléments du chateau de Fushimi ( ancien chateau-fort de Kyoto )

Les planchers étaient volontairement conçus pour émettre un piaillement au moindre pas, afin de prévenir toute intrusion.
Les appartements du Shogun abritent des chefs d'oeuvre: des paravents richement décorés, et des shojis ( portes coulissantes ). Les plus beaux ont été peints par Kanô Tanyû (1602-1674) et son école.
C'est dans ce palais que le dernier Shogun Tokugawa doit renoncer à ses pouvoirs en 1867 devant l'empereur Meiji.

Kara-mon

Kinkaku-ji ( Pavillon d'Or )

Le pavillon d'or est un des bâtiments du Rokuonji, temple impérial du jardin des cerfs. Ce bâtiment date de 1397. Construit par le Shogun Askikaga Yoshimitsu. A sa mort et conformément à ses volontés, son fils Yochimochi en fait un temple Zen de la secte Rinzai.
Le bâtiment est entièrement recouvert d'or pur, à l'exception du rez-de-chaussée. Le pavillon sert de shariden, contenant des reliques de Bouddha. Sur le toit se trouve un fenghuang doré, ou "phoenix chinois".
C'est un bâtiment harmonieux et élégant qui regroupe 3 types d'architecture différents: le rez de chaussée (Ho-sui-in) est de style Shinden-zukuri, le style des palais. Le premier étage (Cho-on-do) suit le style Buke-zukuri des maisons de samouraï. Le deuxième étage (Kukkyo-cho) est de style Karayo, celui des temples Zen. Le toit est couvert de bardeaux.
Incendié en 1950 par un prêtre, il a été reconstruit à l'identique en 1955. Cet épisode a inspiré un célèbre roman de Mishima ( Le pavillon d'Or ).

Situé au milieu d'un étang qui reflète son image, il donne l'impression irréelle de flotter en l'air.

Peinture d'époque Momoyama

D'autres vues du Pavillon d'Or


Ryôan-ji

Ce temple bouddhique de la secte Zen Rinzaishû date de 1450, il fut partiellement détruit par un incendie en 1797.
Il est surtout connu pour son remarquable jardin Zen de sable et de pierre ( karesansui ) qui fut dessiné par Sôami vers 1455.

Long de 23 mètres et large de 9, cet espace de sable, ratissé chaque jour, évoque les vagues de la mer entourant 15 îles, figurées par des rochers entourés d'un peu de mousse.
Ces rochers sont répartis
en 5 groupes ( 5,2,3,2,3) .
D'où que l'on se trouve autour du jardin, il est possible de ne voir au plus que 14 "îles". L'homme ne peut jamais voir l'ensemble d'une réalité

Le jardin des 15 pierres

Le reste du temple est aussi intéressant:
les bâtiments comportent de belles salles ornées de fusumas peints.

Le jardin de l'étang abrite un sanctuaire au milieu d'un île.



Un visage serein

Le pavillon de thé



L'étang

Il faut aussi admirer, devant le pavillon de thé, un Tsukubaï (réceptacle d'eau de source) en bronze portant une devise Zen qui tient en 4 kanjis:


Pour déchiffrer ces kanjis, il faut lire dans le sens des aiguilles d'une montre et ajouter à chaque symbole present le carré du centre sur un des cotés.


La traduction varie d'un document à l'autre:
"apprends simplement à être satisfait"
ou " étudie seulement pour ton plaisir"
ou encore "la connaissance suffit à me satisfaire"

La suite de Kyoto



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