Évry en Essonne

La Cathédrale St Corbinien à Evry

 

La cathédrale de la Résurrection est la dernière du XXème siècle.
En 1984 Monseigneur Herbulot transfère l'évêché de l'Essonne dans la Ville nouvelle. L'absence d'un lieu de culte adapté pour accueillir la population des croyants d'une agglomération de 60 000 habitants, le conduit à lancer une collecte pour l'édification d'une cathédrale à Évry.

Voir aussi Cathédrale d'Évry Evry - Courcourrone

Les premières esquisses datent de 1988, le début des travaux de 1992. La construction a été achevée en 1995, l'inauguration date de 1996 et la consécration de 1997. La Résurrection est le centre de la foi et de l'espérance chrétienne. Ce thème a constitué le fondement du christianisme et de la prédication des apôtres.
La cathédrale est aussi dédiée à Marie, Mère de Jésus.
Elle est enfin dédiée à Saint Corbinien, moine originaire d'Arpajon, situé dans le diocèse actuel. Il partit au huitième siècle évangéliser la Bavière. Il devint le premier évêque de Munich.

La cathédrale a été réalisée par l'architecte suisse Mario Botta. Mario Botta est né en 1943 dans le Tessin, il est expert dans l'utilisation de la brique et dans le traitement de la lumière, il a travaillé en Europe, au Japon et aux États-Unis.
La forme circulaire rappelle la forme spontanée de toute assemblée humaine. Elle se retrouve dans les premiers édifices chrétiens comme le Saint-Sépulcre de Jérusalem et de nombreux baptistères.
Elle est en briques comme d'autres bâtiments du quartier; ce matériau à la fois très primitif et moderne représente l'alliance de la terre, de l'eau et du feu. La construction a nécessité 800 000 briques, venant de la région de Toulouse.
Le haut de l'édifice est couronné de 24 tilleuls argentés, qui à chaque printemps figurent la renaissance, la Résurrection.


Le tabernacle de Gerard Garouste

A l'intérieur de cette Cathédrale, un tabernacle moderne.
Le tabernacle, de forme cubique, est l'œuvre de Louis Cane.
Il est recouvert sur cinq faces de mosaïques inspirées de celles de la primitive Eglise. Les thèmes de la décoration sont les symboles utilisés par les premiers chrétiens : colombe, raisin, pain, poisson.

La chapelle de Jour:
À l'opposé du chœur, la chapelle de Jour est située sous l'entrée principale, en léger contrebas de la nef. De forme octogonale, rappel du "huitième jour" celui de la Résurrection, elle est orientée à l'est.
Sur le sol en granit noir, un labyrinthe, imité de celui de la cathédrale de Chartres, symbolise le cheminement de la vie chrétienne. À l'entrée, une inscription indique l'emplacement d'une des premières pierres.
Le sculpteur Gérard Garouste a réalisé pour la chapelle trois œuvres en fer forgé doré. C'est tout d'abord une Vierge à l'Enfant. Seul le visage de Marie est représenté, sa tête et ses épaules sont recouvertes d'un manteau. L'Enfant Jésus porte lui aussi un manteau. Il est placé en avant de sa mère comme s'il avançait vers le visiteur.
Situé près du puits de lumière, le tabernacle, renfermant les hosties consacrées, évoque le pain de Vie : une corbeille contenant des pains est entourée de deux poissons.
La troisième sculpture est un Christ placé face à l'autel.


Le tabernacle de Louis Cane

La Grande Mosquée
Non loin de la Cathédrale, le minaret de la mosquée pointe vers le ciel pour rappeler que la ville abrite aussi le centre culturel musulman. L'ouvrage dont le chantier s'est achevé en 1994 après 10 ans de travaux a été construit grâce à des financements privés mais aussi institutionnels dont ceux du roi Hassan II du Maroc et du roi Fadh d'Arabie Saoudite.
La salle de prière peut accueillir plus de mille cinq cents fidèles. La Grande Mosquée compte parmi les plus grandes mosquées d'Europe occidentale.
La mosquée est l'œuvre de l'architecte catholique Henri Baudot qui a réalisé plusieurs édifices en Algérie et en Tunisie. La conception architecturale est dans la pure tradition arabo-musulmane : mosaïques, bois scultés et marquetterie, stuc. La plupart des décors ont été réalisés par les meilleurs artisans marocains.

La très Grande Pagode

Voir aussi : Pagode Khánh-Anh


L'édification de Khanh-Anh a débuté en 1996.
De nombreux matériaux et décorations proviennent d'Asie, telle la toiture, dont les tuiles fabriquées en Chine avec des techniques traditionnelles et qui couvriront le monument.

La pagode Khanh-Anh a été érigée à Évry, le long de la nationale 7, sur une colline dominant la Seine, à quelques centaines de mètres de l’hôpital Sud Francilien et du Genopole dédié à la recherche en génomique, génétique et autres biotechnologies.

D'une surface totale de 3.000 m2, la "très Grande Pagode" est financée par la communauté bouddhiste de Bagneux.

Depuis le 20 octobre 2002, la Pagode abrite une statue de bronze, recouverte de feuilles d'or, de 4 mètres de haut et pesant 5 tonnes, fabriquée en Thaïlande. Elle représente un Bouddha assis dans la position du lotus. Cette statue est inspirée des Bouddhas de Nara.

Avec ses deux grands stûpas culminant à 18 et 19 mètres de hauteur, ses façades ocre et ses toitures et avant-toits aux angles relevés, recouverts de tuiles vernissées orangées, cet ensemble monumental, véritable hymne au bouddhisme et à l’Orient, fait figure d’ovni dans ce paysage urbain de banlieue. Installée sur un terrain de 4000 m2, la pagode est constituée de plusieurs corps de bâtiments. L’édifice central se compose de l’immense salle de prière et d’une salle d’activités culturelles de 600 m2 flanquée d’un stûpa culminant à 25 mètres. À sa droite, un bâtiment administratif héberge les locaux de la congrégation bouddhiste vietnamienne et des logements destinés à accueillir les moines et nonnes en formation. Les deux autres stûpas, de forme orthogonale et de couleur jaune safran, couverts d’avant-toits et d’une toiture débordante, sont percés d’une série de baies en plein cintre. L’un d’eux pourra renfermer jusqu’à 5000 urnes funéraires de manière à permettre aux fidèles de venir honorer les cendres de leurs défunts.

Sur la terrasse, aux pieds de la salle de prière, trône un Bouddha replet à l’air rigolard. Six bébés, dont cinq facétieux, s’agitent sur son ventre rebondi en tentant de grimper sur ses épaules. « Ils symbolisent les cinq sens. Le sixième, en train de méditer en position du lotus, représente la réflexion, l’introspection qui maîtrise tous les sens », poursuit Kim Ong. Mais la « star » du lieu est bien le grand Bouddha installé, dans le cœur, au fond de la salle de prière. Cette imposante statue de cinq tonnes a été fabriquée en Thaïlande, selon des procédés ancestraux, avant d’être acheminée en Europe, assemblée puis installée dans la pagode d’Évry en 2002. Elle a été consacrée en juillet 2006, puis bénie par le Dalaï-Lama en 2008. Adossé à la salle de prière se trouve un autel dédié aux défunts, constellé de centaines de photos de personnes disparues.

Pourquoi cette pagode a-t-elle été élevée, ici, dans l’Essonne ? « Au début des années 1990, Jacques Guyard, qui était alors député-maire d’Évry-Courcouronnes, souhaitait qu’une pagode y soit installée. Il voulait construire une ville multiculturelle, faire coexister plusieurs religions dans le respect des valeurs laïques républicaines. Il a présenté plusieurs terrains au Vénérable Thich Minh Tam qui a choisi celui-ci », explique, dans sa langue natale, le Vénérable Thich Quang Dao, le principal de la Pagode d’Évry. Originaire de Vung Tau (anciennement Cap Saint-Jacques), une ville située à une centaine de kilomètres de Saïgon, cet homme de 58 ans est arrivé en France en 1981, avant d’être ordonné dans la sangha bouddhiste en 1984. En 2009, il a été ordonné vénérable supérieur de la Shanga lors d’une cérémonie qui s’est tenue à la pagode Vien Giac d’Hanovre, en Allemagne.

Shana est responsable de la pagode


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