Asakusa et la Sumida

Le temple Sensô-ji

Les bords de la Sumida

 

Asakusa

Asakusa était le nom d'un petit village, sur la rive ouest de la rivière Sumida, qui se développa autour du temple Sensô pendant l'ère Edo (1610-1868).
Ce développement est du au commerce mais surtout à ses nombreux théâtres et cabarets et, il faut l'avouer, grâce à son quartier de prostitution, Yoshiwara, aujourd'hui disparu,

Asakusa devint rapidement le quartier commercial et de divertissements le plus prospère de la cité d'Edo.
Aujourd'hui Asakusa est le quartier le plus populaire de Tôkyô car il a conservé l'atmosphère de la cité d'Edo d'antan.
Il est spécialisé dans la porcelaine, les faïences et tout l'équipement nécessaire à la cuisine et à la restauration.

Le quartier comprend plusieurs cabarets et théâtres, dont le célèbre Kaminari Gorogoro (5656) dans la rue Kototoi, ainsi que de nombreux petits restaurants et débits de boissons traditionnels.

Le temple Sensô-ji

Cependant le lieu le plus animé d'Asakusa est le temple Sensô-ji (Asakusa Kannon-ji) situé au coeur du quartier.
C'est le temple le plus vieux de la capitale. On estime qu'il fut construit en 1645 en l'honneur de la déesse bouddhique de la miséricorde: Kannon.

Selon la légende, en 628, deux pêcheurs du village d'Asakusa, les frères Hinomae, ramenèrent un l'incarnation féminine du Bouddha.

À l'initiative du chef du village, Haji Nakatomo, un lieu de culte dédié à Kannon fut bâti à l'emplacement du bâtiment principal du temple actuel. A la mort des trois hommes, les habitants du village, impressionnés par la ferveur de leur foi, les élevèrent au rang de saints et érigèrent en leur honneur le sanctuaire d'Asakusa voisin, fameux pour son festival de printemps: Sanja matsuri.

Dembôin est la résidence des prêtres bouddhistes et de leurs assistantes. Ce temple renferme un magnifique jardin paysager dessiné autour d'un petit étang.

 

Sanja matsuri, le festival le plus populaire de Tôkyô, a lieu le troisième week-end de mai et attire chaque année plus de deux millions de spectateurs dans le quartier d'Asakusa. Pour l'occasion, plus d'une centaine de mikoshi, provenant de sanctuaires de Tôkyô ou d'autres villes du Japon, sont réunis pour participer à une phénoménale procession de mikoshi.

Tous les mikoshi remontent la rue Nakamise, s'arrêtent devant Sensôji pour rendre un hommage à la déesse Kannon puis rejoignent l'enceinte du sanctuaire Asakusa, une vingtaine de mètres plus loin.

L’arcade en laque vermillon de chaque côté de l’allée allant de la porte Kaminarimon à Hozomon est appelée rue Nakamise.
Des douzaines de boutiques vendant une grande variété d’articles et de souvenirs, comme par exemple des gâteaux secs appelés « kaminari-okoshi », des jouets, des vêtements, sont alignées le long de cette allée.

J'ai acheté le gâteau "Ningyo-yaki", un des souvenirs plus connus de Tokyo. C'est un petit biscuit dans lequel il y a de la pâte de haricot rouge sucrée Traditionnellement ce gâteau est en forme de la tête de poupée, alors il s'appelle Ningyo-yaki ( gâteau cuit de poupée).


Kaminarimon est une porte en laque vermillon qui se trouve à l’entrée de l’allée commerçante appelée Nakamise menant devant la façade du hall principal du temple.
Cette porte est l’une des principales attractions de Asakusa. À sa dr
oite, le Dieu du Vent, et à gauche le Dieu du Tonnerre sont représentés afin de souhaiter du bonheur à tous les visiteurs.
La porte actuelle a été reconstruite en 1960.



La Galerie marchande de la rue Nakamise

Tous les bâtiments en place aujourd'hui sur le site ne sont pas des originaux, sauf un. Les bombardements de 1945 ont presque tout détruit et provoqué environ 20 000 morts dans le quartier d'Asakusa.
Les bâtiments datent de l'après-guerre, notamment la pagode à cinq étages qui datent de 1973. Mais le style ancien a été scrupuleusement respecté.

Il reste cependant un modeste, mais très original bâtiment qui date de 1618, au début de l'ère Edo, le temple hexagonal Rokkakudo.

 



Culte de Jizo


Pratiques divinatoires:
Les o-mikuji sont les petits papiers tirés au hasard

Devant le bâtiment principal du temple, se trouve un grand brûle-parfum. Là, les fidèles brûlent de l'encens et s'aspergent de fumée. On dit que si on envoie la fumée sur une partie du corps atteinte de maladie, on peut se guérir. La plupart des gens dirigent la fumée d'encens vers leur tête. Fumées d'encens...



Hozo-mon



La Pagode à cinq étages


Les bords de la Sumida

Architecture contemporaine en bord du fleuve

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