Les films de l'année 2014


Adèle Haenel dans Les Combattants


Agata Trzebuchowska, dans Ida

Films par ordre alphabétique, sortis en salles en France en 2014

Palmarès des journaux

Les 16 meilleurs films de la rédaction de Télérama

  1. Winter Sleep (Kis Uykusu) de Nuri Bilge Ceylan
  2. Mommy de Xavier Dolan
  3. Saint Laurent de Bertrand Bonello
  4. Ida, de Pawel Pawlikowski
  5. Bande de filles de Céline Sciamma
  6. Une nouvelle amie de François Ozon
  7. The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson
  8. Only Lovers Left Alive de Jim Jarmush
  9. Léviathan de Andreï Zviaguintsev
  10. Dans la cour de Pierre Salvadori
  11. Eastern Boys de Robin Campillo
  12. Eden de Mia Hansen-Love
  13. Under the Skin de Jonathan Glazer
  14. Hippocrate, de Thomas Lilti
  15. Au bord du monde de Claus Drexel
Spécial enfants :

Les 15 meilleurs films des lecteurs de Télérama

  1. Mommy de Xavier Dolan
  2. The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson
  3. Winter Sleep (Kis Uykusu) de Nuri Bilge Ceylan
  4. Ida, de Pawel Pawlikowski
  5. 12 Years a Slave de Steve Mc Queen
  6. Gone Girl de David Fincher
  7. Hippocrate, de Thomas Lilti
  8. Les Combattants, de Thomas Cailley
  9. Saint Laurent de Bertrand Bonello
  10. Deux jours, une nuit de Jean-Pierre et Luc Dardenne
  11. Magic in the Moonlight de Woody Allen
  12. Jimmy's Hall de Ken Loach
  13. Léviathan de Andreï Zviaguintsev
  14. Une nouvelle amie de François Ozon
  15. Bird People de Pascale Ferran

 

Le choix des journalistes du journal Le Monde

9 journalistes du Monde ont publié leur 5 meilleurs films
Classement pondéré:

Plusieurs citations

  1. Under the Skin de Jonathan Glazer
  2. Timbuktu de Abderrahmane Sissako
  3. Maps to the Stars, de David Cronenberg
  4. Le vent se lève de Hayao Miyazaki
  5. Gone Girl, de David Fincher
  6. Night Moves, de Kelly Reichardt
  7. Eau argentée, d’Ossama Mohammed et Wiam Simav Bedirxan
  8. Adieu au langage de Jean-Luc Godard
  9. P’tit Quinquin, de Bruno Dumont

Une citation:

  • The Knick, de Steven Soderbergh
  • Saint Laurent de Bertrand Bonello
  • Mommy de Xavier Dolan
  • Still the Water de Naomi Kawase
  • Minuscule. La vallée des fourmis perdues, de Thomas Szabo et Hélène Giraud
  • Les Combattants, de Thomas Cailley
  • Les Boxtrolls, de Graham Annable et Anthony Stacchi
  • Le Conte de la princesse Kaguya, d’Isao Takahata
  • Et maintenant ?, de Joaquim Pinto
  • Dragons 2, de Dean DeBlois
  • Sunhi, d’Hong Sang-soo
  • Sils Maria de Olivier Assayas
  • Real, de Kiyoshi Kurosawa
  • Only Lovers Left Alive de Jim Jarmush
  • Nymphomaniac de Lars von Trier
  • Mr Turner, de Mike Leigh
  • Léviathan de Andreï Zviaguintsev
  • Les Chiens errants, de Tsai Ming-liang
  • Le Garçon et le Monde de Alê Abreu
  • La Belle Jeunesse, de Jaime Rosales
  • L’Institutrice, de Nadav Lapid
  • Deux jours, une nuit de Jean-Pierre et Luc Dardenne
  • Aimer, boire et chanter, d’Alain Resnais

Les 10 meilleurs films des Cahiers du Cinéma

 

  1. P’tit Quinquin de Bruno Dumont
  2. Adieu au langage de Jean-Luc Godard
  3. Under the Skin de Jonathan Glazer
  4. Maps to the Stars, de David Cronenberg
  5. Le vent se lève de Hayao Miyazaki
  6. Nymphomaniac de Lars von Trier
  7. Mommy de Xavier Dolan
  8. Love is Strange, d’Ira Sachs
  9. Le Paradis, d’Alain Cavalier
  10. Sunhi, d’Hong Sang-soo

Césars du cinéma (20 février 2015)

Meilleur film : Timbuktu de Abderrahmane Sissako
Nommés:

Meilleur film étranger : Mommy de Xavier Dolan

Oscars du cinéma (22 février 2015)

Meilleur film : Birdman d'Alejandro González Iñárritu

Meilleur film en langue étrangère : Ida, de Pawel Pawlikowski
Nommés :

  • Léviathan de Andreï Zviaguintsev
  • Les Mandarines Estonie
  • Timbuktu de Abderrahmane Sissako
  • Les Nouveaux Sauvages Argentine

 

Le Garçon et le Monde de Alê Abreu

Le Garçon et le Monde ( O Menino e o Mundo ) film d'animation brésilien ecrit et réalisé par Alê Abreu, sorti en 2013 en avant première. Il remporte le Cristal et le prix du public au festival international du film d'animation d'Annecy 2014 ; musique : Ruben Feffer et Gustavo Kurlat ; montage : Alê Abreu ; producteurs : Fernanda Carvalho et Tita Tessler ; durée : 80 minutes ; dates de sortie : 20 septembre 2013 (Festival international du film d'animation d'Ottawa) , France 8 octobre 2014

Un enfant décide de suivre son père qui part au travail. Perdu dans un monde trop grand pour lui, il se rend aux confins d’univers étranges où il croise des animaux machines. Il embarque sur un paquebot pour un aller-retour aux Etats-Unis, avant de voir des militaires réprimer des manifestations. De grands thèmes sont traités avec les yeux d'un enfant, mais une lucidité et une intelligence rare, comme l'exploitation des petits paysans, la mécanisation, les échanges Nord-Sud. La pollution, la repression militaire et l'effet dévastateur de la télévision de masse sont aussi abordés

La technique d'animation employée est le dessin animé. Les graphismes du film adoptent un style naïf et coloré inspiré des dessins d'enfants. Cela commence avec deux coups de crayon, et trois notes de musique. Un petit garçon : deux traits noirs, les yeux, deux pastilles roses dans un visage tout blanc, tout rond. Un air de flûte tout simple, signature d’un papa monté dans un grand train et parti loin, sans que le petit garçon comprenne bien. Entre les premiers traits de crayon et les dernières notes de musique, le petit garçon est parti découvrir le monde, et peut-être retrouver son père. Le petit garçon découvre un monde fantastique et mécanique, où la beauté et la musique ont bien du mal à résister au monstre qu'est le progrès.

La grammaire visuelle d’Alê Abreu est simple, mais ses propos sont graves. Les mondes que l’on découvre vont toujours par deux : chaque Eden a son envers. La campagne familiale, crayonnée à grands traits énergiques et naïfs, a pour Enfer la cité immense, tapissée de collages, hérissée de lignes droites. L’enfance est floue, douce, peuplée de bêtes souriantes comme si l’enfant les avait dessinées. Mais le monde, qui finira par happer le fils comme il a happé le père, tend à devenir net, comme les bouches et les yeux collés qu’Alê Abreu marie pour donner aux visages des présentateurs de télévision une fixité laide. Le monde devient trop net. Il se laisse lentement dévorer par les machines qui remplacent les hommes et leurs mains d’artistes.

Le style d’Alê Abreu se base sur le flux et le reflux du vide et du plein. L’originalité du film repose non seulement sur sa flamboyante liberté visuelle mais également sur le choix d’un rythme hors norme, aux antipodes de l’hystérie visuelle moderne. La création du film a nécessité cinq ans de travail.

 

 

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