Caractéristiques:
C'est un animal au corps trapu, 5 à 6 kg pour 70 cm, dont 20 cm de
queue, C'est un plantigrade aux pattes puissantes et aux griffes émoussées.
Son museau est large et court, la position de ses yeux lui donne un large
champ de vision et ses petites oreilles sont presque complètement cachées
dans sa fourrure.
Ses nombreuses vibrisses lui sont utiles pour sa vie souterraine.
Timides, prudentes, les marmottes se préviennent d'un danger imminent par
des aboiements proches en sonorité du sifflement et qui sont audibles jusqu'à
plusieurs kilomètres.
Les marmottes creusent de longues galeries très ramifiées dans lesquelles
elles peuvent hiberner jusqu'à 6 mois.
Durée de vie: 20 à 25 ans
Habitat:
La marmotte vit à des altitudes supérieures à 1 000 mètres, à la
limite supérieure de la forêt, là où les arbres sont nains. On la rencontre
également dans les Alpes et dans les Carpates.
Elle a été réintroduite avec succès dans les Pyrénées en 1948, par le
docteur Couturier, alors qu'elle avait disparu au début du quaternaire.
Cette première réintroduction a eu lieu à proximité
de Baréges et s'est poursuivie les années suivantes.
N'étant plus chassée, sauf par l'aigle qui est son principal prédateur
et à l'occasion le renard, elle se développe de plus en plus dans
les Pyrénées.
Alimentation:
Les marmottes se nourrissent d'herbe, de graines et de feuilles.
Mode de vie:
La marmotte est puissante pour ses travaux de creusements des terriers
qui lui permettent de passer l'hiver ou de se protéger d'un prédateur.
Ses amours durent jusqu'en mai et la gestation dure 5 semaines. Les marmottons
ne pèsent que trente grammes à la naissance et quinze jours plus tard
ils se hasardent déjà à la sortie du terrier.
Une portée comporte de 2 à 7 jeunes et l'allaitement dure un mois.
Hibernation:
La marmotte hiberne d'octobre à mars au fond de son terrier qu'elle a
pris soin d'obstruer, installée en boule, sur une épaisse litière d'herbe
sèche.
Alors leur rythme cardiaque peut être divisé par 7 ou 8, et leur long
sommeil entrecoupé d'une douzaine de petites phases de réveil.
Au printemps, elle sort de son gîte affaiblie, pour régénérer ses réserves
de graisse, qui se sont amenuisées durant tout ce temps passé en léthargie.
C'est alors qu'elle est vulnérable sur la neige qui trahit sa présence.
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